Walter Van Beirendonck AW17

Dès les premiers instants, je me suis demandé quel était le message que Walter voulait nous faire passer. Car c’est toujours comme ça avec lui. Chaque défilé est un statement. Le rideau se lève et laisse place au groupe traditionnel autrichien Seïda Pass, grimés en tribu païenne préhistorique, nous plongeant ainsi dans un rituel innattendu.

Les premières silhouettes défilent, on retrouve l’univers coloré de Walter Van Beirendonck, les mains oversize, signature incontournable du belge, sont greffées aux blazers parfaitement coupés, les imprimés fusent et les vêtements rassemblent même parfois à des visages humains.

Reconnu pour ses collections politisés, le message n’était pas aussi évident à comprendre que la dernière fois. « Zwart », noir en flammand, voilà comment était nommé cette collection. Noir comme en référence à l’état actuel du monde, « un monde qui se meurt » déclare Walter à Dazed. Il justifie ainsi les références païennes, aux rites et aux animaux comme une contribution qu’on pourrait apporter à ce monde qui sombre. Comme un retour aux sources, en fait.

Au final Walter Van Beirendonck nous livre une collection et un message puissants, fidèle à ce dont il nous a habitué, et surtout avec toujours autant de fantaisie et de couleurs, car nous en avons bien besoin.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *